Mes clients ont du talent!

C’est en lisant un post de Fabrice Midal* sur Instragram, que je me suis rendue compte à quel point la question du « délit d’arrogance » était présent dans notre culture et donc dans les préoccupations de mes clients.





LE DELIT D'ARROGANCE


Il écrit :

« L’une de mes amies lève toujours un sourcil furibard quand je complimente ses enfants, trois adorables bambins, brillants en classe et débordant de vie : elle est persuadée que « je ne leur rends pas service » : satisfaits de leur personne, ils relâcheront leurs efforts. Il faut, me dit-elle, sans cesse « les pousser », les « aiguillonner ». Ne jamais les féliciter, toujours les amener à se dépasser.

Nous avons intégré ce préjugé de manière encore plus radicale quand il s’agit de nous-mêmes. L’auto-félicitation est une faute inexcusable- sauf si le compliment est exprimé sur le mode de la plaisanterie. « il (ou elle) prend la grosse tête », dit-on en entendant quelqu’un se décerner une médaille, aussi minuscule soit-elle. Car notre société nous impose sa règle d’airain que j’appelle malédiction : soyons modestes ! Nous l’avons tellement bien intégrée que nous n’osons pas ou si rarement, nous reconnaitre un talent, une force, des capacités, un génie. Mon maître Montaigne, s’en était déjà révolté : « Dire moins de soi qu’il y en a, c’est sottise, non modestie. Se payer de moins qu’on ne vaut, c’est lâcheté et pusillanimité », écrit-il dans ses Essais (II, 6).

Je réfléchis souvent à cette phrase. Elle me réveille. Reconnaître nos faiblesses, nous savons faire et même très bien faire. Pour ce qui est de nos atouts, c’est bien plus compliqué. Quel est donc ce jeu social absurde qui consiste à manquer d’honnêteté ? A refuser d’admettre que nous sommes, comme tout le monde d’ailleurs, parfois formidable – et parfois moins bons. Parfois géniaux- d’autres fois médiocre ou même mauvais. Nous marchons sur une seule jambe, de surcroît notre jambe cassée, et nous nous plaignons de ne pas avancer »


La crainte d’être arrogant.e, de prendre la grosse tête, d’avoir l’air prétentieux, est en effet un thème récurrent des coaché.es que j’accompagne, quoiqu’il surgisse de manière différente :


  • Le souci de ne pas être arrogant.e du fait d’être jeune tout en pensant avoir une vraie valeur ajoutée ;

  • La peur d’être jugé.e en proposant de prendre en charge un projet ambitieux, en argumentant sur ses compétences et talents ;

  • La difficulté à parler de soi en bien, à dire nos succès, le manque de confiance en soi bien sûr .

  • La difficulté à montrer sa valeur, lors des entretiens d’évaluation, de négociation de salaire, de promotion, ou de recrutement.


Il existe même de nombreuses injonctions contradictoires en la matière :


  • En entretien de recrutement, il faut dire « JE » en parlant de ses accomplissements pour assumer ses réussites mais sans excès ! Il faut dire « NOUS » pour démontrer que l’on joue collectif ! A charge pour le postulant de trouver le bon équilibre, différent pour chaque recruteur ;

  • Le développement de la confiance en soi est la priorité numéro 1 pour nombre d’entre nous, mais on lèvera probablement un sourcil, à minima étonné, devant quelqu’un qui dirait « il me semble que j’ai été vraiment percutant pendant cette réunion ».

  • Nous admirons, envions et nous rejetons dans le même mouvement ceux qui dégagent de la confiance en eux.


Que de bénéfices pourtant à reconnaître ses talents !



Marcher sur ses deux jambes




Comme le dit Fabrice Midal, le premier avantage est de marcher sur ses deux jambes. Reconnaitre nos talents et accepter nos échecs sont les deux faces de la même médaille.


Ne pas remettre en cause jusqu’à son identité après une présentation ratée, une critique, un échec passe très certainement par une solide capacité à voir ce que nous réussissons, à reconnaître nos compétences et accorder du crédit à nos talents : ce que nous sommes capables de faire sans effort.

Nous remettons en cause notre identité dès lors que la petite musique qui joue dans notre tête nous dit « je suis nul.le » au lieu de dire « ma présentation n’était pas assez structurée, aboutie, orientée solutions… ». Nous minimisons notre réussite, dès lors que nous accordons à la chance une place démesurée : « mon auditoire était sympa, j’ai eu de la chance qu’ils soient intéressés par le sujet ».


La capacité de rebond des Américains après un échec est souvent vantée, tout comme est raillée leur excessive confiance en eux : les deux faces de la même médaille.

Dans les écoles Américaines, les enfants apprennent à parler d’eux-mêmes positivement : chaque semaine, est organisé le « show and tell ». Un enfant amène des objets, ou un tableau visuel, représentant ce qu’il aime, ce qu’il aime faire, ce pour quoi il est doué, ou bien il conte le récit d’une expérience personnelle. C’est un exercice fondateur pour la confiance en soi.



Changer notre dialogue intérieur



La première démarche, que nous entamons souvent lors d’un coaching, est donc de repérer, de porter au niveau de la conscience, notre dialogue intérieur, cette petite musique qui sape notre reconnaissance.

Une cliente, démarrait systématiquement nos séances par une critique sur elle-même : son physique, sa coiffure, sa fatigue, son retard, son manque de concentration etc. Quand je lui ai fait remarquer, il est devenu évident qu’elle n’en avait pas conscience. Petit à petit, elle s’est entendue et c’était le premier pas vers un changement.


Le coaching est aussi un bel endroit pour expérimenter la possibilité de parler de soi positivement et d’observer comment nous le ressentons ; le coach est aussi là pour reformuler et mettre en exergue nos atouts :

- Que faites-vous bien, facilement ?

- Quels talents vous reconnaissent la plupart de vos amis ?

- Quelles ressources, forces, avez-vous utilisé ici ?

- Comment avez-vous réussi ?

- Comment te sens-tu quand je te dis que tu es doué.e?

- Entends-tu quand je te dis que tu es doué.e?


Avant même d’exprimer publiquement nos forces, nous pourrions ainsi nous en créditer intimement.


Il existe pour cela de nombreux « tips » :

  • Tenir un journal : écrire chaque jour nos petites et grandes victoires, nos petits et grands talents ;

  • Se créer une boite mail avec tous les messages de félicitations, remerciements, compliments que nous avons reçus ;

  • Imaginer le discours de notre meilleur.e ami.e, ce qu’il/elle nous dirait, ce qu’il/elle soulignerait, imaginer un discours bienveillant ;

  • En cas d’échec, de ratage de toute beauté, avoir une personne ressource. Quelqu’un qui nous permet de nous libérer de ce sentiment de honte. Comme l’explique Brené Brown, le sentiment de honte est très différent du sentiment de culpabilité.

« La honte parle de notre identité, la culpabilité parle de notre comportement. La culpabilité consiste à dire : je suis désolée, j’ai fait une erreur. La honte consiste à dire : je suis désolée, je suis une erreur. ». Mais elle ajoute aussi que la honte se nourrit de son caractère inexprimable, dès lors que nous en parlons à haute voix – à une personne de confiance et bienveillante- nous lui coupons l’herbe sous le pied.




Prendre conscience de nos talents et de nos forces




Considérant combien nous avons intégré ce délit d’arrogance, il est compliqué pour beaucoup d‘entre nous de prendre conscience de nos talents. Il n’est pas rare que j’obtienne un très long silence quand je pose la question à mes client.es.


Pour cela, l’inventaire de personnalité Process Communication est un excellent moyen de démarrer l’exploration de ses forces. Parce qu’il ne s’agit pas d’un test de personnalité, mais plutôt d’un inventaire de toutes les facettes de notre personnalité et de toutes les ressources dont nous disposons en plus ou moins grande quantité, l’inventaire de personnalité n’enferme pas : il révèle.

Formée, et certifiée sur cet outil, j’observe la facilité avec laquelle les clients s’en empare, combien cela peut booster leur coaching.


Si vous avez besoin de booster votre confiance en vous, de prendre conscience de vos forces, de ce qui vous met en marche, qu’il s’agisse d’un petit coup de pouce passager ou d’un travail en profondeur, n’hésitez pas à me contacter, la séance exploratoire de votre situation est gratuite.




* Ecrivain, philosophe, fondateur de l'Ecole occidentale de méditation, je peux vous conseiller la lecture de "Foutez-vous la paix, et commencez à vivre" que j'ai moi même lu, et d'explorer deux autres de ses livres: "Sauvez votre peau, devenez narcissique" et " comment rester serein quand tout s'effondre".



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Sophie HUOT

17 Impasse Désiré

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